Il y a deux semaines il m’était reproché de ne pas être très drôle. Pour me justifier, j’arguai que les temps de Toussaint n’étaient pas toujours propice à la franche rigolade. Et que, de surcroit, l’actualité ne nous incitait pas systématiquement à un surplus d’activité des zygomatiques. Heureusement, peu avant 20h00, nous avons chaque jour sur France 2 La minute du chat, de Philippe Geluck. Voldemort sauvé par l’auteur de la série du Docteur G.

L’autre jour, c’est une fidèle lectrice, qui me disait que j’étais un peu râleur dans mon billet hebdomadaire. Là encore, je réponds que, de formation journalistique (il y a bien longtemps, c’est vrai), je n’ai qu’un culte : l’actualité. Et comment ne pas râler, quand nous voyons, par exemple, notre gouvernement s’attaquer maintenant aux malades en décrétant que les travailleurs en arrêt de maladie ne seront plus payés les 4 premiers jours s’ils travaillent dans le privé, ou le premier jour, s’ils sont fonctionnaires. Dans sa nouvelle La traversée de Paris (parue dans le recueil Le vin de Paris) Marcel Aymé faisait dire à son héros «Salaud de pauvres !». Aujourd’hui, après «Casse-toi pov’con», nous en sommes arrivé à «Salaud de malades !». Et vous voudriez que Voldemort reste calme et positif ?

Cette semaine, les amis François, Martine, Cécile et tous les autres nous ont donné un spectacle digne de la commedia del l’arte (pour les plus indulgents) ou de Guignol (diront les autres). Alors que toutes les études d’opinion montrent pour l’ensemble de la population française un profond souhait d’en finir une fois pour toute, avec le pouvoir actuel, le candidat de la gauche socialiste et ses alliés écolos semblent vouloir remettre en marche La machine à perdre. Et le candidat de la gauche néo-communiste d’en rajouter une couche. C’est la machine à gifles qu’il faudrait mettre en marche non ? «Moi je m’en mox» diront certains. Et vous voudriez que Voldemort reste calme et positif ?

Mais, pourtant, comment ne pas obtempérer devant une demande féminine. Alors, contrairement à un certain ex-futur-candidat nous allons donner dans la légèreté. Et pour cela, rien de tel qu’une bonne émission du service public : jeudi prochain, sur France 2, à 23h11 certes (la légèreté, cela se mérite), nous partirons en compagnie de Ségolène (non, pas Royal, Hanotaux) qui nous fait La promesse de plaisir. Le pitch ? «Que savons-nous du point G (appelé ainsi en hommage au gynécologue allemand Ernst Gräfenberg qui fait allusion pour la première fois en 1952 à cette zone érogène placée à l’entrée du vagin des femmes et qui, stimulée fermement, peut mener à l’orgasme accompagné d’une « éjaculation ») ?»

A la recherche du point G : une jeune étudiante mène l’enquête
A la recherche du point G : une jeune étudiante mène l’enquête

Après le Docteur G, Voldemort vous convie à la recherche du point G. Oserez-vous encore dire, Mesdames, que Voldemort n’est qu’un sale râleur ?