Bien sûr, je pourrais vous parler, en ce 29ème dimanche du Temps Ordinaire de la Férie, de la défaite ce jour du quinze de France face au Pays de Galles : une fois n’est pas coutume… si, sous l’ère Laporte la défaite est coutume. Laporte, triste sire plus doué pour gérer son patrimoine personnel que pour mener une équipe nationale à la victoire. Que de fiasco depuis qu’il a pris la tête de la Fédération française de rugby ! Cette fois donc, le Poireau à vaincu le coq… Laporte ? La porte !

Les Gallois : un peu de bonheur au lendemain d’un nouvel épisode de ce grand feuilleton que nous suivons depuis désormais plus de trois ans : le Brexit. Les scénaristes de Plus belle la vie, d’Un si grand soleil, ou même de House of Cards peuvent prendre des leçons auprès de nos amis britanniques. Dernière exploit de la saison 4 : BoJo subit un nouveau camouflet de Westminster qui refuse d’approuver son accord fraichement négocié. Du coup, avant minuit, il se fend de deux courriers pour Bruxelles : le premier où il demande de reporter la date butoir du 31 octobre pour l’application du Brexit, comme la loi votée avant l’été lui fait obligation; et un deuxième pour dire qu’il ne veut pas de délai… Quel avenir pour BoJo le clown, comme il est brocardé outre manche ? La porte sans doute.

La porte, Patoche n’a pas voulu qu’elle s’ouvre vendredi dernier pour lui permettre d’entendre le prononcé du jugement le concernant. Après une première condamnation pour fraude fiscale (4 ans ferme avec mandat de dépôt à l’audience), le premier magistrat de la ville de Levallois n’a sans doute pas souhaité être photographié menottes au poignet (pour ce cliché, il faudra attendre le 11  décembre prochain lors de l’appel du premier procès). Les magistrats cette fois on ajouté 5 années de cachot à la musette de Patrick, plus 10 années d’inéligibilité, plus saisie de ses biens, plus nouveau mandat de dépôt. Pour Zaza, la pilule est à peine plus légère : 4 ans ferme, sans mandat de dépôt (pour raison de santé – pourtant, c’est à la Santé qu’est hébergé son cher et tendre). Françoise Giroud disait en 1974, à propos de Chaban-Delmas, qu’ « On ne tire pas sur une ambulance ». Reconnaissons pourtant qu’il nous est assez doux de penser que pour Balkany les portes du pénitencier vont rester encore fermées.

Et puis, pour terminer le tour d’horizon de cette semaine très ordinaire, une petite pensée pour Rachida Dati. Alors qu’elle brigue l’investiture LR pour la mairie de Paris, voila que nous apprenons que trois Magistrats instructeurs ont été désignés pour enquêter sur le travail qu’elle aurait réalisé en échange de 900 000 € versés par une société dirigée par Carlos Ghosn. Quand on sait que l’ancienne Gardes des Sceaux était plus réputée pour ses capacités de séductrice que pour son ardeur au travail, on comprend que des juges puissent s’interroger. Alors, Rachida, l’investiture ou la porte ?